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La bactérie

On distingue :

-          Le genre Legionella  dont une cinquantaine sont présentes à l’état naturel dans l’eau.

-          Et l’espèce pneumophila qui est impliquée dans 90% des infections chez l’homme.

 Cette bactérie est en forme de bâtonnet, de gram négatif, aérobie, flagellées ou non.

 La bactérie prolifère lorsque les conditions de température et d’humidité sont favorables, particulièrement dans les eaux chaudes entre 25 et 45°C , dans les tuyaux ou bras d’eau dormante, les robinets et les pommeaux de douches.

  La Légionelle doit rester en milieu humide pour conserver son pouvoir pathogène. Les installations aéroréfrigérantes, les spas et jacuzzis, les douches, les jets d’eau, brumisateurs et humidificateurs d’air doivent donc être particulièrement surveillés.

Les modes de contamination

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  La contamination se fait uniquement par inhalation d’aérosols (micro-goutelettes de taille inférieure à 5 microns). Il est impossible de se contaminer en buvant ou au simple contact d’eau contaminée.

Les risques de contamination concernent les installations générant ces micro-goutelettes :

                                     

Tours aéroréfrigérante

Circuits de production et de distribution d’eau chaude de bâtiments 

Bains bouillonnants

Humidificateur d’air.

   

L’infection respiratoire provoquée par la bactérie touche particulièrement les individus présentant un état immunodéficitaire. A cette infection pulmonaire, s’ajoutent des troubles psychiques, rénaux et hépatiques.

   

Le diagnostic repose sur la recherche de la bactérie en laboratoire.

Si l’affectation n’est pas contagieuse, elle se manifeste souvent en cas groupés. En cas de suspicion d’épidémie, on procède à l’identification de la souche chez les malades afin de vérifier la corrélation avec la souche en cause.

 

Actualités

De nombreuses épidémies surviennent chaque année et la maladie peut tuer de 10 à 15% des malades dans le meilleur des cas et jusqu’à 40% en milieu hospitalier.

 Plusieurs épidémies ont dernièrement défrayé la chronique :

-          à Paris pour la coupe du monde de football en 1998, 

-          à l’hôpital Georges Pompidou en 2000,

-          à Rennes en 2000,

-          à Limoges et Lyon en 2001, 

-          à l’hôpital de Tarbes et à Nice en 2002,

-          à Montpellier en Août 2003,

-          à Poitiers en septembre 2003 

-          et dans le Pas-de-Calais jusqu’au début de 2004 avec 17 cas mortels et 86 personnes touchées!

 

 

 

 

 

 

 

 

Bien que le nombre de cas déclarés ait été multiplié par 10 en 5 ans, il faut garder à l’esprit que cette augmentation reflète également une amplification des contrôles et une amélioration des méthodes de détection :

 

-          La déclaration est obligatoire auprès de la DDASS depuis 1987 (DM du 11-12-1987)

-          La méthode d’analyse est normalisée (norme NF T 90 431)

-          Les recherches se sont considérablement amplifiées notamment par la réalisation d’enquêtes systématiques en cas de cas groupés.

-          Publication en avril 2006 d’une nouvelle norme pour la détection et la quantification des légionelles dans les eaux par PCR (norme NF T 90 471) : cette méthode permet d’obtenir des résultats plus précis en 24h.  

 

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Dernière modification : 11 janvier 2008